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ARTICLE: PERFECTIONNISME...et ART-THERAPIE




"PERFECTIONNISME"

Du latin, PERFECTUS signifie « achevé », « complet »

Du Larousse, PERFECTIONNISME se définit comme la « Recherche de perfection en toute chose »

SIC! Rien qu’à écrire ces deux phrases, j’ai les épaules qui s’affaissent. Le mot qui me vient est « inatteignable ». Le mot « épuisement » le suit de près. C’est une course sans fin durant laquelle l’épuisement guette….sous le joug du stress et de l’insatisfaction.



Certains d’entre nous souffrent de cette part « perfectionniste » qui conduit à se fixer des objectifs inatteignables, de façon plus ou moins consciente.

Quelque soit l’action mise en place pour atteindre l'objectif, elle se solde généralement par un sentiment d’échec cuisant ! (et je dis bien sen-ti-ment ce qui ne reflète pas forcément la réalité)

Le résultat n’est jamais à la hauteur de l’exigence !



La part « perfectionniste » n’aime pas l’échec, non, non, non…et elle ne l’accepte pas.

Celui-ci entraîne une remise en question quasi identitaire qui touche à l’estime de soi. Ça fait mal, voire c’est insupportable ! "Je suis nul, je suis un incapable, j’y arriverai jamais" !

Les croyances sur soi s’ancrent progressivement et profondément !





Et gare à ceux qui me disent que c’est réussi ! Vous vous moquez de moi ?!

Quant à ceux qui me disent qu’effectivement c’est pas terrible…Ce n’est pas comme si je le savais pas, pas la peine d’en rajouter une couche !





Je préfère alors bâcler, aller vite, qu’on en finisse...au moins, ce n’est pas parfait mais je sais pourquoi ! Passons à autre chose !


Parfois aussi, j’évite (non je préfère choisir une autre activité), je délègue (tiens, fais-le toi), je procrastine (je le ferai après)…


Il m’arrive aussi d’essayer de détourner l’attention...par des questions, des agitations, voire des provocations (tiens, tiens!)


Et je peux prendre un temps énorme pour tracer 3 traits...?


Ces stratégies momentanément libératrices (je décide et garde la maitrise!), maintiennent l’insatisfaction ressentie et ne nourrissent pas le sentiment de compétence. Ce sont des leurres !


Lorsque la peur de l'insatisfaction et d'être déçu.e (ou/ et de décevoir) devient inhibante, l'art-thérapie peut être une solution!


En art-thérapie, la part perfectionniste se manifeste par l’impossibilité, totalement « humaine » de reproduire sur le papier, l’image générée par le cerveau.

La part « perfectionniste » est alors très frustrée, suggère de recommencer, monopolise la gomme pour rectifier encore et encore, s’accable…


L’art-thérapie est une excellente voie pour assouplir cette part un peu rigide.

Le format, le medium, la mise à disposition des outils et matériaux et l’intention sont des paramètres sur lesquels on peut jouer...car il s’agit bien de jouer !


Dans cet espace créatif, il y a des enjeux de libération, d’expression, de mise en mouvement et de jeu mais pas de résultat, pas de performance !



Le jeu est au coeur de l'action! Lâcher prise...ce qui émerge peut être surprenant!


"Ca fait peur!

C'est déconcertant!

C'est dur!

C'est moche!"


"Ah, c'est joli ces deux couleurs qui fusionnent!

Oh regarde, on dirait un oiseau!

J'ai créé un nouveau bleu!

C'est pas si mal! En fait, je suis content du résultat!"


Oui, nous sommes capables d'accueillir l'imprévu et de nous adapter...

Oui, nous pouvons dans certains espaces laisser faire et nous sentir en sécurité...

Oui, ce que nous jugeons imparfait peut satisfaire

Oui, nous pouvons être bienveillant envers toutes nos parts, elles constituent notre humanité!


Dans la non-attente, les présents adviennent et le sentiment de satisfaction s'invite!




Article créé par: Marianne Lusson, Art-thérapie 44

www.art-therapie-44.com






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